L'idée du siècle

Jean Castets - Co-founder | Appsolute
Jean Castets
29 avril 2020
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En presque 10 années d’existence, Appsolute a reçu plusieurs milliers de demandes de projets d’entreprises mais aussi de porteurs de projets, ayant à coeur de créer une application innovante. Entre pièges à éviter et marche à suivre, nous vous aidons ici à mieux appréhender un projet “innovant”, les risques, et les étapes à ne pas rater.

Le succès d'une application mobile se construit autour de nombreux facteurs, objectifs et subjectifs, parmi lesquels:

  • la qualité de votre idée

  • le benchmark des concurrents

  • la faisabilité technique

  • le business model

  • les contraintes de diffusion et la dépendance au public ou au contenu

  • la qualité de réalisation de l’application

  • la chance


Essayons de voir ensemble ces différents aspects en détail.


1/ “J’ai une idée révolutionnaire 🍾”.

C’est déjà un bon point de départ, car finalement, en cherchant bien, toutes les applications à succès ont émergé de cet instant de confiance en soi et d’instinct sur une opportunité. Mais est-ce pour autant suffisant ? Non.

Une nouvelle application doit répondre à un besoin, combler un vide, apporter un plus qui n’est pas déjà disponible sur le marché (voir benchmark), ou vraiment faire mieux, moins cher, ou plus complet que ce qui existe.



Le second risque du porteur de projet est la notion de “love advice” (en référence à Love Money), à savoir les avis de vos proches. L’expérience montre que les amis, famille, sont toujours très enthousiastes à toutes les propositions (a condition de ne pas solliciter leur porte monnaie !). Mais est-ce que vos proches sont représentatifs et objectifs, suffisamment pour valider le concept ? Vous avez la réponse.


Quel moyen alors pour avoir un retour pertinent sur son idée ? Le mieux est encore de vous adresser à des personnes tierces, si possible professionnelles du secteur, après avoir évidemment prit le soin de signer un contrat de confidentialité. Leur avis ne sera pas à prendre comme parole d’évangile, mais ils pourront a minima vous faire un premier retour à chaud et vous conseiller.



2/ “J’ai cherché 🔍: cela n’existe pas”

Vous avez franchi la première étape ? Votre idée plaît dans un cercle plus large que vos seuls proches ? Vous avez déjà fait un beau chemin, mais le plus dur est devant vous: est-ce qu’une ou plusieurs personnes, n’ont pas eu la même idée que vous, il y a longtemps ?

C’est le temps de l’étude de marché, heureusement simplifiée par les deux points d’accès restreints des applications:

  • L’App Store

  • Google Play


Votre recherche doit se porter sur les mots clefs qui définissent au mieux vos futurs utilisateurs. Par exemple, vous souhaitez lancer une application de VTC ? Cherchez les mots clefs: VTC / Taxi / Covoiturage / Chauffeur…



A partir de là, trois solutions:

  • Plusieurs concurrents majeurs sont déjà installés sur votre domaine ciblé. Dans ce cas il est probablement préférable de laisser cette idée de côté et essayer de trouver un nouveau concept !

  • Vous avez trouvé des concurrents très proches de votre concept: ce n’est pas forcément perdu ! Ils peuvent ne plus être actifs, ne pas avoir réussi à percer leur marché, ne pas bien fonctionner, ou simplement ne pas être dans la région ou le pays que vous visez. Il faut donc approfondir l’étude, ce que des agences comme Appsolute peuvent vous proposer.

  • A priori aucun concurrent identifié: good job ! A condition que vous n’ayez pas mal cherché, cela peut être un avantage d’être le “premier” à proposer un service

 

Si votre idée franchi les étapes 1 et 2, vous pouvez alors commencer à creuser la faisabilité technique.



3/ “Je veux comme Uber, Deliveroo et Tinder, mais en mieux et avec plus de fonctions 🤯”


Votre projet d’application va nécessiter deux budgets spécifiques:

  • Un budget initial de design, conception, développement: pour créer le projet.

  • Un budget mensuel de maintenance, hébergement, infogérance pour le faire vivre


Plus le projet va être riche de fonctionnalités, plus les budgets associés vont être importants. A titre de comparaison, des sociétés comme Uber, Deliveroo ou Tinder emploient des dizaines voire des centaines de développeurs et designers, avec des millions de dollars de budget divers. 


Il est donc nécessaire de viser un périmètre fonctionnel initial qui sera suffisamment centré sur les fonctions essentielles, pour pouvoir être réaliste en terme de budget initial, et temps de développement. C’est ce que l’on appelle communément: le “MVP” (minimum viable product)



4/ “Je veux de la pub 🤓 dans mon app. Partout.”


Votre idée plaît, elle n’existe pas, et elle est faisable. Vous êtes parmi les 10% d’élus. Bravo ! Mais il reste encore un point important à éclaircir: comment allez-vous gagner de l’argent ? Certes, tous les projets n’ont pas un but lucratif, mais c’est le cas pour une bonne partie.



Il y a plusieurs approches pour le business modèle de votre application:


  • L’app payante: c’est le format classique quoiqu’un peu vieillissant du modèle économique. Vendre son application en “one shot”. Ce format est souvent pertinent pour les applications utilitaires ainsi que les jeux avec une forte valeur ajoutée. Mais attention, une application payante aura pour conséquence directe un nombre de téléchargement 10 à 20x inférieur à un format gratuit. Nous lui préférons le format Freemium.


  • L’app Freemium: le format le plus populaire. Vous proposez une partie des services gratuitement afin de constituer une audience, et créer une première dépendance envers vos utilisateurs. Vous pouvez alors vendre des services additionnels directement dans l’application: abonnement premium, crédits, niveaux, options… L’enjeu est de trouver le juste milieu entre ce qui est gratuit, et ce qui va susciter l’envie de dépenser quelques euros pour obtenir ces fonctions supplémentaires.


  • L’app m-commerce : votre application propose des biens, produits ou services dans la vie réelle (type e-commerce, services, livraison…) ? Le business model est donc plus simple et moins lié à l’application mais plus aux services et produits distribués. Le paiement s’effectuera alors classiquement par carte / visa / virement.


  • La publicité : souvent décriées, elles peuvent constituer un levier intéressant pour un revenu récurrent à moindre effort. Mais pas de miracle. Pour gagner quelques centaines d’euros, il faut souvent plusieurs milliers d’utilisateurs actifs. Et cela peut en outre être déceptif dans l’utilisation. Le business model peut difficilement uniquement se baser sur ce seulsur levier.


  • L’audience : le dernier moyen de monétisation est votre audience. Si vous avez plusieurs milliers d’utilisateurs ciblés, captifs, et réguliers, ce public constitue une richesse que vous pouvez valoriser via des partenariats rémunérés, ou sponsoring. Cela est d’autant plus pertinent si vous avez une vision start-up avec recherche d’investisseurs ou de rachat en “sortie” de projet.



5/ “Je veux créer un réseau social avec plein de monde 😰.”


Une application mobile est très souvent liée à son contenu, sur lequel vous avez, ou non, la main. 


Si vous lancez par exemple une application de filtres photos “fun”, ou bien un jeu, a priori, vous avez la maîtrise du contenu. Tant mieux.


Mais si vous créez un réseau social, une application de livraison, une application de rencontre, etc… vous êtes soumis à un contenu que vous ne maîtrisez pas:

  • que les utilisateurs s’inscrivent et utilisent votre application sur un réseau social ou une application de rencontre

  • que des restaurateurs s’inscrivent et que des livreurs soient disponibles sur une application de livraison

  • etc…


Si vous avez l’idée du siècle pour le “nouveau Tinder”, par exemple, avec une réalisation absolument parfaite, mais quasiment personne dessus, l’application sera probablement installée et supprimée dans la foulée par les nouveaux utilisateurs.




Il est donc indispensable de définir une stratégie de contenu, qui peut être logistique, d’acquisition, marketing, commerciale, … mais qui restera tout aussi critique que l’idée ou la réalisation de l’application elle-même.



6/ “L’app crash 💥 au démarrage”


Tous les voyants sont au vert, le business modèle en place, la stratégie d’acquisition est ok, il ne reste “plus qu’à” développer le projet.


Plusieurs contraintes pour bien réussir cette étape:


  • faire le bon choix des technologies à utiliser (nous pouvons vous conseiller)

  • choisir la bonne agence (nous avons une petite idée…)




  • laisser le temps au développement: Rome ne s’est pas faite en un jour, votre application non plus.


  • avoir un socle robuste pour supporter l’activité de vos utilisateurs via une approche “cloud” (on vous a parlé de www.cloudsolute.fr ?)


L’étape 6 reste la plus simple à votre niveau, et démarre sur ce formulaire 



7/ “Vous pensez que cela va fonctionner 👼 ?”


Le facteur chance reste un point primordial, car le succès ou l’échec d’un projet d’application mobile peut se jouer sur des détails, tout comme l'appropriation des utilisateurs.


Néanmoins, en vous entourant de professionnels, en prenant le temps pour chaque étape, et en acceptant de laisser tomber certaines “idées du siècle”, vous pouvez minimiser les facteurs imprévisibles et optimiser vos chances de succès. 


Dans tous les cas, quel que soit votre “étape” de maturation de votre projet, nous pouvons vous conseiller avec la plus grande objectivité. N’hésitez pas à nous solliciter !


Jean Castets - Co-founder | Appsolute
Jean Castets
29 avril 2020

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